La Suisse du sport dans les classements mondiaux

C'est l'été et seule la météo peut le contredire. En plein Roland-Garros, profitons de cet article pour saluer l'excellent parcours des confédérés engagés dans les différents tableaux du tournoi parisien. Le Suisse est rare, il y'en a quelques 8 millions et des bricoles qui se promènent sur le globe, dont la majorité dans les Alpes ou au bord de lacs d'Europe Centrale dont les rives sont d'honéreux habitats. Malgré cette rareté, nous sommes une population sportive, particulièrement bien représentée sur la scène internationale. Tour d'horizon.

Au football

Oui, il y a du foot en Suisse. Le vrai foot qu'on joue avec les pieds, contrairement aux Yankees qui ont décidé que les pieds c'est ce qu'il y a au bout des bras. A ce petit jeu là, le classement officiel de la FIFA indique que la Suisse se trouve au 9ème rang. Un poil flâtteur. A croire qu'à la tête de cette transparente association se trouve un suisse partial qui aurait usé de son influence pour avantager son pays. Notons tout de même que nous suivent l'Espagne, la France (n.d.l.r: championne du monde en 1998, les médias français nous le rappellent sans cesse), l'Italie et l'Angleterre. Il est pas beau le classement équitable selon la FIFA? Un ranking aussi improbable que l'organisation d'une coupe du monde en plein hiver au Moyen-Orient.

Hockey sur glace froide

Dans celui-là, le reflet d'une Suisse calme, stable, peu enclin au changement et à la progression est plus que palpable. Nous sommes au 7ème rang, l'année passée et en 2013 aussi et.......en 2009 et 2008 aussi. Toutefois, il y eut quelques chutes à la 8ème place voire la 9ème, mais rien de bien affolant. Pour faire simple, prenez les 8 premiers, mélangez-les de temps en temps, surtout les 4 premiers ( faites une sorte de tournus en tête quoi..) et vous obtiendrez le classement des 10 dernières années. Cette version, plus prévisible que celle des footeux, est plus représentative du niveau réel du hockey suisse (niveau des joueurs, des clubs, du championnat et de l'équipe national). Même s'il est toujours délicat, même maladroit de tracer ce genre de comparaison interdisciplinaire.

Tennis

Le vrai moment de gloire de cet article est arrivé. Quand on est Suisse, qu'on se balade autour du monde et qu'on parle tennis, on se sent bien, léger, les rois de la terre (celle où on vit pas celle où on pratique cette activité). La Suisse est tenante du titre de champion du monde ou de la Coupe Davis, c'est selon (certains vous diront que ce n'est pas la Suisse qui l'a gagnée, mais Stan et Roger ni plus ni moins). Chèrement obtenue en 3 jours, à Lille de France, contre les tricolores.

Puisqu'il n'existe pas de classement par nation, intéressons nous aux classements individuels. Et là, on se sent encore plus léger, chez les hommes, deux mastodontes: Roger Federer et Wawrinka, représentant la Suisse lémanique et alémanique, et surtout la Suisse qui gagne (18 titres du grand chelem à eux deux, des médailles olympiques et le saladier d'argent qui dort et bronze en Helvetie cette année). D'ailleurs à l'heure où je vous écris ces quelques lignes, nos deux Helvètes sont qualifiés pour les quarts à Paris, et s'affronteront même pour un duel helveticide. Chez les femmes, grand coup de chapeau à Timea Batschinscquiy (...) qui réalise une année 2015 de tous les superlatifs, ainsi qu'un Roland Garros solide. Elle y est d'ailleurs toujours en lice et jouera un quart de finale pour la première fois de sa carrière.

Pour ce qui est des rankings, Roger est deuxième tandis que Stan est neuvième. Timea pointe à la 24ème place et Belinda Bencic, 18 ans, se trouve déjà à la 35ème place, ça promet. Derrière ce carré d'as, les suivants se trouvent dans des profondeurs plus abyssales que celles du Léman.

Pour ce premier tour d'horizon, on peut voir une Suisse qui ne se contente pas de trouer ses fromages, mais qui crêve également l'écran.